L’impression qui se dégage de toute l’œuvre d’Olivier c’est un savant mélange entre le figuratif et un abstrait savamment maîtrisé, le tout agrémenté par une technique originale tant dans le maniement du pinceau que des couleurs. Si sa peinture n’est pas sans rappeler celle des plus grands Maîtres, elle n’en demeure pas moins empreinte de la sensibilité d’Olivier.

Entre les toiles de ses jeunes années et les toiles actuelles, l’œuvre d’Olivier a connu une évolution notable puisque sa peinture est davantage tournée vers l’abstrait comme en témoignent ses derniers tableaux. Si les couleurs primaires sont toujours présentes, en revanche leur maniement est différent, l’atmosphère y est plus sombre et le figuratif laisse davantage la place à l’imagination.
Avec la série des faucons, la technique a évolué vers des couleurs plus franches, plus vives, le rouge devient dominant, le vert fait son apparition, ainsi que des couleurs plus pastels comme le mauve donnant à l’ensemble une atmosphère japonisante.
A contrario, Olivier nous renvoie l’image de l’homme, l’opposition entre nature et technologie, doit-on y voir ce que l’homme est devenu ? Allusion à la guerre, à l’asservissement de l’homme par l’homme ? Peut-être ou peut-être pas. Le spectateur y trouvera certainement ce qui résonne en lui.
Ce qu’on peut dire de l’œuvre d’O. Scarpelli c’est qu’elle ne laisse pas insensible, on l’aime ou on ne l’aime pas mais aucune demi mesure que ce soit dans son œuvre ou dans les sensations qu’elle provoque. Et d’ailleurs, n’est-ce pas le propre des œuvres d’art ? …
Nul doute que son œuvre connaîtra encore des évolutions et suivra certainement le cours de sa vie, qui peut dire ce qu’elle sera dans les années qui viennent… Seul Oliver le sait mais une chose est sûre c’est que son talent est réel.